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SUÈDE 2018 : Cinq minutes avec Felicia Olsson
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Publié le 21 Février 18 à 20h48  Par Mathias
Le Melodifestivalen 2018 en Suède en arrive déjà à sa quatrième et dernière demi-finale ce week-end ! Les attentes sont élevées, et beaucoup s'attendent à trouver un vainqueur ce samedi !

Hier, j'ai eu la chance de rencontrer Felicia Olsson, qui est l'une des 7 derniers candidats. Voici ce qu'elle avait à dire !



Comment vous décririez-vous en 1 mot ?
C'est une question difficile ! Ambitieuse.

Comment décririez vous votre état d'esprit quand vous êtes sur scène ?
C'est une question encore plus difficile ! Je dirais déterminée. Mais très franchement, je me souviens de rien de mes 3 minutes de la dernière fois, sauf le soupir de soulagement que j'ai poussé à la fin et d'avoir été fière de moi. Alors, oui, déterminée. Je vais amener plus de feu cette fois !

Comment résumeriez vous l'histoire de votre vie ?
Je n'ai que 23 ans, ce qui n'est pas très long, alors je ne sais pas s'il y a tellement à raconter ! Je deviens tout juste adulte. C'est ma deuxième fois au Melodifestivalen, et j'étais très jeune la première fois, je venais juste d'avoir 18 ans et j'étais encore au lycée. Je dirais que je baigne dans l'ambition. J'ai essayé beaucoup de choses différentes pour être sûre de trouver ma voie, ce que j'ai fait avec la musique. Je suis très heureuse d'avoir réussi ça. Depuis ma participation de 2013, je suis partie étudier l'anglais à Stockholm, où j'ai rencontré des étudiants-professeurs qui m'ont donné envie d'essayer leur métier, et je suis maintenant professeur pour des élèves de CM1. Ils ont environ 10 ans, ce qui garde le fun parce qu'ils sont en plein apprentissage et ne sont pas stressés par leurs notes. J'ai essayé de rester en contact avec la musique tout le long, j'ai enregistré quelques chansons, mais ça ne semblait pas être la bonne chose à faire, pas jusqu'à celle-ci.
Beaucoup de gens pensent que je débute au Melodifestivalen, ils ne se rappellent pas de 2013. Je suppose que j'avais un petit blocage à l'époque, c'était tout simplement la toute première étape de ma carrière musicale. J'ai eu beaucoup de chance, les choses se sont enchaînées au bon moment au bon endroit. Cette fois-ci, c'est une histoire de travail.

L'histoire de mon premier concours de musique est drôle. J'ai fait ma scolarité dans une école anglophone, et ils organisent chaque année un mini-Eurovision entre toutes les écoles anglophones de Suède. Il fallait chanter soit en français, en espagnol ou en allemand. J'étudiais le français, je ne savais pas le parler, encore moins le chanter, mais ma professeure m'a beaucoup aidée. Elle a choisi une artiste qu'elle aimait bien, 5 de ses chansons et elle m'a dit de m'entraîner. J'ai choisi sans rien comprendre aux paroles, et on a beaucoup travaillé sur la prononciation, elle m'a fait des petites cartes avec les paroles en phonétique. Je suis arrivée jusqu'à la finale à Stockholm et j'ai gagné le concours, en chantant Femme de couleur, de Shy'm. Ça a été ma toute première expérience dans la musique !

Comment vous énerve-t-on ?
Quand j'étais plus jeune, j'étais assez caractérielle, mais j'ai appris à me contrôler. Il est devenu difficile de m'énerver maintenant, et j'évacue en général avec mon copain. Mais bien sûr, je n'aime pas les gens impolis, ou les comportements racistes et sexistes. Je n'arrive pas à comprendre d'où vient la haine de ces gens. En tant que professeur, j'ai la chance d'avoir la possibilité de me battre contre ces choses. Mes élèves ont toujours le droit à la parole, mais ils ont aussi le devoir d'accepter les autres.

Comment vous rend-on heureuse ?
Mon petit ami le fait. Il est un peu le point de repère de ma vie. Les plus petites choses me rendent heureuse, franchement. S'il a nettoyé la maison quand je rentre le soir, par exemple ! Les compliments, je n'aime pas trop ça, parce que j'ai du mal à savoir comment les recevoir. Mais autrement, une attention d'un membre de ma famille, ou d'amis qui montrent qu'ils tiennent à moi.

Comment définiriez-vous vos goûts musicaux ?
Schizophrènes. Vraiment ! Mon copain se moque beaucoup de moi parce que j'ai des goûts mainstream, haha. Le genre n'est pas très important, donnez-moi une voix forte et de jolies mélodies. Rag'n'Bone Man, Khalid... Et les classiques, bien sûr ! Comme les vieilles chansons de Beyoncé. Bien sûr, elles ne sont pas si vieilles, mais vous voyez ce que je veux dire.



Si vous ne pouviez écouter qu'un seul artiste pour le reste de votre vie, qui serait-ce ?
C'est beaucoup trop difficile. Non, il faut que je regarde ma playlist. Et même comme ça... si je fais un choix, la Felicia de dans 10 ans va détester ce choix !

Comment décririez-vous votre chanson pour le concours, Break that chain ?
Au niveau du tempo... je dirai que ce n'est pas une ballade, pas un banger. C'est entre les deux, ce mid tempo que l'on ne peut pas expliquer. Elle est puissante. Moderne, mais instantanément classique. Elle est très pop, un peu schlager et avec des influences r'n'b.
Je pense que l'on s'identifie facilement aux paroles. Elles parlent de relations qui ne vont pas bien. Cela peut être de l'amour, de l'amitié ou la famille. L'alchimie n'est plus là, et il faut s'éloigner, en sachant que l'on aura toujours un lien, et être en paix avec cela. Comment gérer ces sentiments si fort sans éclater, sans avoir de rancoeur. Quand on fait de la musique, on ne veut pas la faire uniquement pour soi. Quand j'étais jeune, j'ai eu une période Kelly Clarkson par exemple, ses chansons voulaient dire beaucoup pour moi, et j'espère que Break that chain aura le même effet sur ceux qui l'écouteront.

Comment avez-vous décidé de participer au Melodifestivalen cette année ?
Depuis 2013, j'ai toujours été plus ou moins en contact avec mon label. Cet été, je travaillais en tant qu'actrice et je me suis dit qu'il était temps que je revienne à la musique. J'ai envoyé un sms, disant que j'étais disponible, ils avaient une chanson en train de se finaliser, j'y ai posé ma voix et ça a marché. Nous l'avons envoyée, et dès le début, c'était différent. Nous avions essayé en 2014 aussi. Il n'y avait pas de pression, j'ai pris tout ce que l'expérience pouvait m'apporter, je me suis sentie plus impliquée. Nous avons très tôt eu un retour, ce qui est toujours un bon signe. Quelque chose était différent.

Comment cette année sera-t-elle différente de vos participations antérieures ?
La plus grande différence, c'est moi, Felicia. Tous ceux qui m'ont rencontrée en 2013 sont surpris cette année, 'Je t'ai déjà rencontrée mais... j'ai l'impression que non' parce que bien sûr, 5 ans ont passé et j'ai changé. Je ne reviens pas pour me venger, pas du tout. C'est toujours moi, juste une nouvelle version ! Et je vais profiter. Je serai stressée à mort, bien sûr, mais je vais profiter.

Comment nous donneriez-vous envie de venir visiter la Suède ?
Ma première réaction est... pourquoi aurait-on envie de venir en Suède ? Je pense que c'est une réaction très suédoise.
Je dirais que vivre ici est très différent de venir en vacances, bien sûr. Oui, il fait froid, mais l'été est magnifique. Il y a beaucoup de diversité, de tolérance, d'acceptation. Nous sommes évolués dans ces domaines, je suppose. Cela ne veut pas dire que nous n'avons pas de problèmes, mais quand même.

Comment imaginez-vous l'Eurovision dans 10 ans ?
Une autre question difficile ! On pourrait penser qu'ils voudront toujours faire mieux que l'année précédente, mais... l'Eurovision dépend beaucoup des tendances. Quand quelqu'un gagne, il y a toujours quelqu'un qui essaye de faire pareil l'année suivante, et ça ne marche jamais vraiment. On ne peut pas prédire, vraiment ! C'est comme la mode. Il y aura toujours des chansons dance, des chansons avec des tambours, la grande ballade avec une dame qui se tient au milieu de la scène... attends. Je ne devrais probablement pas dire ça, parce que je me tiendrai au milieu de la scène (Rires.)
Ce sera le même concours, dans une version évoluée, reflétant les évolutions de la musique. Plus de pays, peut-être ? Sûrement. L'Australie est arrivée et c'était une super idée ! Et le big 5 disparaîtra peut-être.

Comment allez vous gagner l'Eurovision 2018 ?
Je vais devoir faire du bon travail au Melodifestivalen d'abord. Je ne pense pas du tout à Lisbonne pour le moment. J'adorerais gagner bien sûr, tous ceux qui vous diront qu'ils ne sont pas là pour ça vous mentiront, mais mon vrai but est de me construire une carrière dans la musique. Peu importe mon classement, si ma chanson attrape quelques oreilles, c'est tout ce dont j'ai besoin !

Je vais partir pour Örnsköldsvik demain matin (aujourd'hui). J'aurai mon copain avec moi, ma mère, mes 2 soeurs, la meilleure amie de ma soeur, des amis proches et mon ancien professeur de musique avec sa famille. Il ne sera pas dans la salle ! Il stresse trop, et regardera la soirée de sa chambre d'hôtel.

Felicia, merci beaucoup pour cette interview ! Pim, merci aussi ! Felicia chantera Break That Chain en numéro 3 ce samedi à Ö-vik !

Pour toutes vos questions, vous pouvez me contacter par email à mathias.eurovision.fr.net@gmail.com ou me retrouver sur Twitter @altruismless !
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