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ROUMANIE 2018 - Cinq minutes avec Sergiu Bolota
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Publié le 14 Février 18 à 21h08  / Modifié le 15 Février 2018 à 09h04  Par Mathias
L'an dernier, malgré une chanson co-signée par Stig Rästa, son chemin s'était coupé court. Il est de retour, et c'est Sergiu Bolota !



Comment vous décririez-vous en 1 mot ?
Spontané.

Comment décririez vous votre état d'esprit quand vous êtes sur scène ?
C'est comme un rêve pour moi, je me sens très excité. Il y a un peu d'excitement enfantin, quelque chose dans l'air, comme le matin de Noël. C'est franchement le meilleur sentiment au monde, avoir la possibilité de déclencher de telles émotions dans le public.

Comment résumeriez vous l'histoire de votre vie ?
Mon père et mon frère chantaient tous deux dans des chorales. J'ai eu une enfance assez difficile, j'ai grandi au sein d'une large famille et mon père nous battait. Il est maintenant décédé. Tout cela m'a rendu à la fois beaucoup plus mature que les autres enfants de mon âge, mais aussi plus immature sur certains points.
Mon père, d'une certaine façon, m'a également inspiré : je ne veux pas être comme lui. Mon frère est à la fois mon idole, mon protecteur et mon conseiller favori. Je suis parfois un peu irrefléchi, trop téméraire, je me jette dans les choses. Un peu dans le genre de j'agis d'abord, et je réfléchis ensuite.

Comment vous énerve-t-on ?
Par la violence. Pour se défendre ou défendre quelqu'un d'autre, c'est bon, mais pas le reste. Je déteste les bullies. J'étais celui qui les intimidait. Je déteste les gens impolis, surtout ceux qui sont agressifs, dans le métro par exemple.

Comment vous rend-on heureux ?
En appréciant qui je suis en tant que personne. Je n'essaye pas d'être arrogant, mais quand les filles voient que j'ai une guitare ou que je chante, elles ne font plus attention au reste. Je pourrais être le pire être humain ! J'aime quand les gens essayent d'apprendre à me connaître, et ne font pas qu'égratigner la surface. Des gens normaux, gentils et attentionnés avec les qualités humaines de base. Et ceux qui pensent aux autres dans une conversation, pas seulement à eux-mêmes.

Comment définiriez-vous vos goûts musicaux ?
Bizarres. J'aime tout, du metal symphonique à la pop. J'adore Adele et Emeli Sandé. En concert, je chante Adele, Katy Perry, les Beatles ou Jason Mraz. 70% de ce que j'écoute se compose de metal. Je ne pense pas vraiment à en chanter moi-même, mais je me vois bien dans un groupe de rock.

Si vous ne pouviez écouter qu'un seul artiste pour le reste de votre vie, qui serait-ce ?
Coldplay. Leur musique est relaxante est paisible.



Comment décririez-vous votre chanson pour le concours, Every Little Thing ?
On m'a dit que ce n'était pas une chanson pour l'Eurovision, qu'elle ne convenait pas à la compétition. Bien ! Qui décide ce qui correspond ou non ? Je veux dire, regardez Amar Pelos Dois par exemple. En dehors des standards du Concours, mais excellent.
Je crois en ma chanson. Elle a un message fort qui parle du fait de ne pas réussir à oublier quelqu'un, et elle sonne très organique. Elle est très naturelle.

Comment avez-vous décidé de participer à la Selectia Nationala cette année ?
Je ne suis pas passionné par l'Eurovision, mais j'ai toujours suivi, pour voir comment la Roumanie était représentée. Je n'ai jamais vraiment été plus loin. On m'avait conseillé de participer l'an dernier, j'avais une chanson co-écrite par Stig Rästa, mais je n'étais pas bien préparé. Cette année, je le suis.

Comment cette année sera-t-elle différente de vos participations antérieures ?
L'an dernier, ma prestation n'était pas géniale. Si j'avais été dans le jury, je ne me serais pas qualifié. Cette chanson a changé ma vie, par contre, et m'a ouvert des portes.

Comment nous donneriez-vous envie de venir visiter la Roumanie ?
Je vais parler de Sibiu, ma ville natale, plutôt que de la Roumanie. C'est une ancienne capitale européenne de la culture, elle a été fondée il y a 820 ans par les Allemands. C'est la perle de la Transylvanie. Il y a des festivals tout au long de l'année en ville. L'ancien maire de Sibiu est maintenant président de la Roumanie, et il a fait beaucoup pour sa vill, qui a été nommée dans le top 10 des villes les plus attractives d'Europe (hors-capitales).
Autrement, nous avons les deux plus grandes stars roumaines : Simona Halep et Inna. J'espère être le suivant !

Comment imaginez-vous l'Eurovision dans 10 ans ?
Spectaculaire. La scène est passée de super à géniale ces dernières années. Chorégraphies, lumières, production, tout est de plus en plus fascinant. Le Concours va évoluer de façons que nous n'imaginons même pas. Les chansons sont de mieux en mieux, et j'imagine que de plus en plus d'artistes mainstream participeront au Concours. Inna pour la Roumanie !

Comment allez vous gagner l'Eurovision 2018 ?
Je ne pense pas que ma chanson ait l'étoffe d'un gagnant. Elle est bonne, mais pas géniale. Disons que je vise la finale de la sélection, et peut-être le top 5. Cela reste une compétition, personne ne s'est inscrit pour l'entraînement. L'année dernière, avec une bonne prestation, peut-être que cela aurait pu arriver. Je reviendrai dans le futur, avec un chef-d'oeuvre pour chanson, je présenterai un spectacle magnifique, sans défauts dans le chant, et voilà !



Sergiu, merci beaucoup pour cette interview ! Il sera sur scène à Sighisoara ce dimanche !

Pour toutes vos questions, vous pouvez me contacter par email à mathias.eurovision.fr.net@gmail.com ou me retrouver sur Twitter @altruismless !
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