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ROUMANIE 2018 - Cinq minutes avec Lina Sandén
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Publié le 17 Janvier 18 à 19h37  / Modifié le 17 Janvier 2018 à 20h49  Par Mathias
On continue notre tour d'horizon en Roumanie, et notre tour d'Europe par la même occasion : la prochain interprète est suédoise !

Voici Lina Sandén !



Comment vous décririez-vous en 1 mot ?
Curieuse.

Comment décririez vous votre état d'esprit quand vous êtes sur scène ?
Quand je suis bien, que je me sens bien sur scène, je suis complètement présente. On a une forte connexion avec le public, et en même on s'en fiche un peu de ce qu'ils pensent. Quand je suis sur scène et que tout se passe comme il faut, c'est le plus proche que je puisse être d'un super-héros !

Ma chose favorite est quand de bons évènements inattendus se passent - c'est comme si la chanson prenait le contrôle et me montre où elle veut aller. Soudain, une note grossit plus que je ne l'aurais imaginé, ou un petit "bing" que je n'attendais pas se manifeste. C'est un vrai sentiment de joie et de connexion.

Comment résumeriez vous l'histoire de votre vie ?
J'ai grandi avec des parents qui m'ont toujours soutenue. Ils avaient leur propre entreprise. J'ai aussi deux frères qui m'ont appris ce qu'était la bonne musique, ce qu'est l'humour et les super-héros. Mais à l'école, l'enfant bruyante et courageuse que j'avais été est devenue timide. Et même si j'étais sociable et que je prenais souvent le leadership des projets, je n'osais pas vraiment essayer la musique.
J'ai commencé à travailler dans le domaine de la musique, à être payée pour chanter, quand j'avais 20 ans. Pendant presque 10 ans, ma carrière fut pleine d'errements. Il y a eu des moments où j'étais sur le point d'obtenir le succès, puis plus rien. J'avais l'impression d'avoir tout essayé sans que rien ne marche.

Le tournant est arrivé quand j'ai déménagé à Budapest pour étudier le hongrois (une longue histoire) - le courage est revenu. Cela m'a menée vers un emploi de guide touristique, et mon tout premier voyage vers la Transylvanie. Et je suis tombée amoureuse, éperdument, de ce pays que l'on appelle la Roumanie.
Bizarrement, ma carrière musicale, qui vivotait auparavant, a grandi de façon exponentielle en même temps que mon métier. J'étais plus heureuse. Et plus j'étais heureuse, plus j'ai eu d'opportunités.

Je prenais un café avec une amie récemment, et elle m'a dit la chose suivante : "Qu'est ce qui t'a pris si longtemps ? Nous savions tous que tu pourrais être une chanteuse forminable, mais nous pensions que tu ne le voulais pas." Ça a été une révélation. Quand j'avais la vingtaine, je résistais à mes opportunités. J'ai dit non à des emplois, des auditions, des collaborations. Et les fois où j'ai dit oui, je n'ai pas capitalisé sur mon succès.
Maintenant, moins je résiste et plus cela devient incroyable. Mes rêves se réalisent. Et je suis sur le point de commencer l'aventure d'une demi-finale pour l'Eurovision en Roumanie. C'est une vie très cool, et ça ne fait que s'améliorer. J'ai l'impression que je n'en suis qu'qu début :)

Comment vous énerve-t-on ?
En étant méchant. Le fait d'être méchant ou de juger, surtout envers ceux qui ne peuvent pas se défendre, c'est vraiment quelque chose que je n'aime pas.

Comment vous rend-on heureux ?
Avec du café et des sourires. L'optimiste et l'enthousiasme me rendent heureuse. Et un grain de folie ! Soyez un peu fous et un peu moins cool. Les gens qui osent la folie me rendent heureuse !

Comment définiriez-vous vos goûts musicaux ?
Variés. Ce que les chansons que j'aime ont en commun, c'est qu'elles me font me sentir bien. Même si elles me font pleurer, c'est une bonne tristesse.

Plus je voyage (j'ai passé plus de la moitié de l'année sur la route en Europe de l'Est), et plus je trouve de bonne musique venue de ces pays, en langue nationale. Je suis obsédée par les Moldaves de Carla's Dreams, il y a quelques artistes polonais qui remplissent mon coeur de joie (alors même que c'est sûrement la langue la plus difficile d'Europe, et de loin !) et pour rigoler, je joue parfois d'anciennes chansons pop hongroises.



Si vous ne pouviez écouter qu'un seul artiste pour le reste de votre vie, qui serait-ce ?
C'est un choix compliqué. Mais je dirais Tori Amos. Sa musique est si variée et elle est entrée dans ma vie quand j'étais adolescente et j'en suis devenue fan immédiatement. J'ai beaucoup de souvenirs connectés à ses chansons. Et les chansons ont grandi avec moi, leur sens a changé quand j'ai pris de l'âge.

Comment décririez-vous votre chanson pour le concours, A love worth falling for ?
En surface, c'est "juste" une chanson d'amour. Elle parle de quand l'amour et le désir valent les conséquences et les risques d'une histoire, le valent pour tout ce que cela amène.

Elle peut être plus que cela, néanmoins. De nombreuses relations, vécues en parallèle de certains évènements de l'histoire moderne, ont été témoins d'une quête de liberté ou de droits, et ceux qui l'ont vécu l'ont parfois payé - mais cela valait le coup.
Je suis très intéressée par l'Histoire alors j'entends certaines références cachées dans la chanson, j'y pense quand je la chanter, mais cela reste avant tout une histoire d'amour.

Comment avez-vous décidé de participer à la Selectia Nationala cette année ?
L'Eurovision - le vrai - est mon rêve depuis... aussi longtemps que je m'en souvienne.

J'ai commencé à travailler en Roumanie il y a environ 4 ans, en tant que guide, et le pays m'a attrapée. Je savais que je voulais y passer du temps. Alors quand l'opportunité de faire partie des présélections en 2017 s'est présentée, ça a été le "oui" le plus rapide de ma vie. Et ça a été un moment si magique que cette année, avec mon équipe, nous avons décidé de nous concentrer sur la Roumanie. Pour moi personnellement, cela veut dire beaucoup de participer dans un pays que je chéris tant. Je suis heureuse de pouvoir le faire !

Comment nous donneriez-vous envie de venir visiter la Roumanie ?
Vous ne le savez pas encore, mais nous venons d'aborder un sujet dont je pourrais parler pendant des heures. Je vais vous répondre ce que je dis à mes touristes.
Je travaille dans environ 10 pays et pu importe où l'on a été, à la fin d'un voyage, je parle toujours de la Roumanie à mes groupes, et je leur dis pourquoi je pense qu'ils devraient visiter le pays. Je me fiche de savoir s'ils le font avec moi, avec quelqu'un d'autre ou tout seuls, la seule chose qui importe est qu'ils le fassent.

La Roumanie est un endroit magique. Comme tous les pays, il y a bien sûr des problèmes - et c'est malheureusement, en tout cas en Scandinavie, la première chose à laquelle pensent les gens lorsqu'ils pensent au pays - ou alors ils n'ont aucune image qui leur vient. C'est un espace blanc sur la carte pour beaucoup.

La Roumanie, c'est plus que le régime communiste, la révolution, la pauvreté et la corruption. Tellement plus. La Roumanie a les plus beaux paysages que l'on peut imaginer, avec des vertes collines, de grandes montagnes escarpées, de magnifiques torrents qui coulent entre, des champs de coquelicots rouge vif et une côte à couper le souffle. Éparpillés au milieu, on trouve de petites villes médiévales, qui dans le cas de la Transylvanie ont été fondées par les Saxons germaniques au Moyen-Âge. La plupart de ces villes et villages sont si bien conservés que c'est comme un voyage dans le temps.

Il y a ensuite la nourriture, l'Histoire (je suis particulièrement fascinée par la famille royale, dont l'histoire se lit comme un roman, et qui a laissé derrière elle des palaces comme celui de Peles, qui ferait pâlir Disney d'envie) et la culture.
Mais ce qui m'a poussée à prendre des leçons de roumain et de vraiment planter mes racines ici, ce sont les gens. Je travaille dans de super pays. J'ai des amis en Pologne et en Hongrie. Mais il n'y a aucun autre pays dans lequel je me suis senti si instantanément bienvenue. Les gens sont extraordinaires quand il s'agit de montrer de l'ouverture et de l'appréciation. Il est facile de se faire des amis ici. Il y a une tradition de franchise et d'entraide. Et c'est vraiment quelque chose de spécial.
C'est devenu une partie de mon ADN de parler de la Roumanie autour de moi. Quand je suis à la sélection. Quand je guide un groupe. Et quand je suis avec des amis.

Comment imaginez-vous l'Eurovision dans 10 ans ?
Bien sûr, j'adorerais que l'Eurovision se développe au niveau de la créativité, comme il l'a toujours fait, mais j'espère aussi que le Concours gardera quelques éléments vitaux.

Ce que j'adore avec l'Eurovision, c'est le mélange de langues, de culture, d'ethnicités, de religions et de moyens d'expression. Et que tout est autorisé - tu peux être un chanteur-poète sombre et déprimé ou une drag-queen étincelante. C'est les paillettes, la pyrotechnie, les talons hauts, les jupes courtes, les folles paroles et les paroles profondes, le rock, la pop, les ballades et la musique complètement étrange - il y a de tout. Cela me rappelle un carnaval, ça dépasse la vie elle-même - et accepte tout le monde. C'est son essence et j'aimerais vraiment que ce soit la base sur laquelle l'Eurovision se tiendra toujours.

Comment allez vous gagner l'Eurovision 2018 ?
En étant ouverte à cette idée, et en appréciant chaque petite seconde du chemin. Parce que laissez-moi vous dire que c'est un sacré chemin - et un très très beau chemin.



Lina, merci beaucoup d'avoir partagé toutes ces connaissances ! Nous te souhaitons le meilleur pour ce dimanche !

Pour toutes vos questions, vous pouvez me contacter par email à mathias.eurovision.fr.net@gmail.com ou me retrouver sur Twitter @altruismless !
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