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FRANCE 2017 : Editorial sur la version Eurovision de Requiem par Alma
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Publié le 12 Mars 17 à 16h29  Par DRS2G
Editorial écrit par Nisay SAMRETH, rédacteur en chef et Responsable des réseaux sociaux d'Eurovision-FR.net

English version of the editorial

C’est le Vendredi 10 Mars dans l’après-midi que le site média jeune Melty a mis en ligne un extrait de la version Eurovision de « Requiem », la contribution de la France à l’Eurovision 2017 interprétée par Alma. Dans cet extrait de 30 secondes, le refrain se voit gratifié de sonorités électro plus poussées et surtout de paroles en anglais se mêlant à la langue française.
Le lendemain après-midi, le vidéo clip de la version Eurovision officielle de « Requiem » par Alma a été mis en ligne sur le site officiel de l’Eurovision. Cette nouvelle version, orchestrée par les We Are IV, se voit enrichie de notes de piano, de cordes et de chœurs très présentes surtout vers la fin du titre. Le pont a été modifié. La modification la plus importante est la présence de la langue anglaise dans le refrain et à la fin du morceau.
Les premières réactions ne se sont pas fait attendre sur les pages de commentaires de sites Internet, consacrés à l’Eurovision et généralistes, ainsi que sur les réseaux sociaux, y compris sur notre Forum de discussion et nos comptes Facebook et Twitter : nombre de lecteurs déplorent la présence de l’Anglais. Les avis se font parfois, comme c’est souvent le cas en France, sans concession, bruts de décoffrage, dans le seul but de démolir le Concours et notre interprète.

Notre site comprend parfaitement les réticences liées au double idiome, la nouvelle orchestration étant elle plutôt bien accueillie.
Pour nous, le plus important, en dehors du résultat final, c’est qu’Alma, la Délégation Française à l’Eurovision, France Télévisions, Edoardo Grassi (le Chef de Délégation de la France au Concours), Nazim et les We Are IV soient pleinement satisfaits de la version Eurovision de « Requiem ».
Plus encore, il est primordial qu’Alma soit parfaitement à l’aise, à la fois vocalement et surtout au niveau scénique, dans l’interprétation de cette nouvelle mouture de « Requiem » et qu’elle ait donné son aval à cette version qu’elle présentera au Concours.
Derrière cette nouvelle version se dissimule la prestation scénique qui sera dévoilée à Kiev pour le Concours, avec une imagerie précise et des éléments de scénographie qui doivent se mettre en place. Tout ce fil conducteur et ses parties (fond vidéo, gestion de l’espace scénique, axes de caméra,…) doivent être remis en même temps que la chanson et le vidéo clip lors de la réunion des Chefs de Délégation, afin que l’équipe de production puisse affairer sur la prestation française dans 2 mois.

Une tendance cette année, plus que les années précédentes, est la manie qu’ont les fans les plus fervents de l’Eurovision, les EuroFans, à avoir des opinions plus que tranchées, sans se rendre compte de l’impact négatif qu’ont leurs propos pour toutes les équipes, constituées chacune d’une dizaine de collaborateurs, qui œuvrent dans l’ombre, durant des jours et des heures, pour offrir à un large public 3 petites minutes de divertissement.
Les EuroFans ne sont pas à même d’évaluer pleinement le potentiel d’un interprète ou d’une chanson pour un tel événement tel le Concours Eurovision de la Chanson. Leur obsession actuelle à vouloir tout décortiquer, à dénicher la moindre faille ou similitude, aussi minime soit-elle, émettre une critique (non argumentée et très succincte si possible car l’EuroFan n’a pas la capacité de recul) assassine, à « bitcher » à tout prix en bonne queer … dessert le Concours plutôt que de le mettre en valeur.
Certes, leurs initiatives n’ont pas pour but de faire du mal volontairement. Mais, sans qu’ils en prennent conscience, ils mettent à mal les initiatives des délégations participantes et des artistes qui se consacrent pleinement au Concours. Leurs avis et leur abusive propension à tout tourner à l'"EuroDrama"sont pris pour argent coûtant, considérés comme valeur étalon, y compris par des médias généralistes/sérieux et des journalistes de profession.

En tant que rédacteur en chef et community manager d’Eurovision-Fr.net, je pense que notre site n’a pas à dicter votre opinion et votre manière de penser. C’est au lecteur de se forger sa propre opinion selon sa sensibilité artistique, son propre ressenti et sa personnalité. Mais ce que nous exigeons de vous, c’est que vous sachiez mettre les angles, que vous soyez ouvert d’esprit, que vous fassiez preuve d’indulgence en toute circonstance. Ne faites pas de commentaires comme sur certains sites (Eurovision et surtout généralistes) qui soient dépourvus de construction pouvant apporter au débat, postés à la minute sans réflexion, et qui ne soient pas le reflet de ce que vous êtes/ de ce que vous pensez réellement, du fond de votre cœur. Le trolling et les fake news sont actuellement le mal qui gangrène les médias, Internet et les réseaux sociaux, à une période primordiale pour la France en ce 1er semestre 2017, et qui a eu des impacts néfastes au Royaume-Uni et aux Etats-Unis lors des scrutins électoraux.
Moi-même j’aime beaucoup l’Eurovision, sans pour autant être un « fan hardcore », car j’apprécie la diversité des musiques et des cultures présentées lors de ce show télévisé, en m’intéressant aux motivations qu’ont chacun des protagonistes (artistes, Chefs de Délégation, attachés de presse, journalistes, fans,…) à prendre part au Concours. Il est difficile pour le public lambda, surtout en France, de comprendre pourquoi tel interprète est partant pour l’Eurovision plus/autant qu’un concours au conservatoire ou pour une remise de prix à laquelle il souhaite être absolument nommé.
Proche de ma 35ème année, je ne me suis vraiment intéressé au Concours que depuis 2006 avec les Lordi, car je suis avant tout (et le suis encore) un grand fan de hard rock/métal : c’est une musique qui me touche plus que le rap ou l’opéra par exemple, qui possède une incroyable diversité et une palette d’univers artistiques que j’ai su retrouver dans l’Eurovision.
Je n’ai donc pas forcément de recul nécessaire par rapport au passé du Concours, je le concède. Je n’apprécie pas forcément l’ambiance moite et ouvertement gay friendly des soirées Eurovision, qui n’hésite pas à rejeter ouvertement la gent féminine et les plus jeunes d’entre nous. Moi-même je suis plus sensible, en amour, aux femmes.

J’aimerai que les structures liées de près ou de loin au Concours Eurovision de la Chanson soient ouverts à tous et à toutes, quelque soit l’âge, le sexe, la religion, l’origine ou le style musical de prédilection du participant, pas forcément quelqu’un d’ouvertement et d’excessivement efféminé ; d’ailleurs ce type de comportement lors des événements Eurovision me met particulièrement mal à l’aise, pour être honnête.
Mes premières années en tant que membre de l’association OGAE France, de 2010 à 2013, ne se sont pas très bien passées. Je n’ai pas eu la sensation d’avoir été accueilli les bras ouverts, avec un bureau assez renfermé dans leurs principes et voulant dicter à tous les autres membres leur conduite et leur façon de vivre, très parisianiste. Depuis 2014, avec un nouveau Bureau/Conseil d’Administration totalement renouvelé dont je fais désormais partie, notre association s’efforce à accueillir tout nouveau membre ou toute personne intéressée par le Concours, même si celle-ci ne s’y intéresse que depuis Amir, par exemple.
Il en est de même pour notre site : nous sommes prêts à permettre à quiconque voulant profiter de sa passion de l’Eurovision de la vivre pleinement, à sa façon, sans aucun jugement. Nous avons par exemple permis à des membres du Forum d’obtenir des accréditations presse pour des sélections nationales cette année (MelodiFestivalen en Suède, Eesti Laul en Estonie, Eurovision In Concert aux Pays-Bas,…) afin de pouvoir voir et ressentir ce qui se passe en amont, quand les caméras de télévision sont éteintes, quand le direct n’a pas encore eu lieu, avec les répétitions et les conférences de presse.

Assez parlé de moi et de notre site, revenons à Alma et à la délégation française.
Nous pourrions émettre un parallèle entre la contribution de la France à l’Eurovision 2017 à celle de la Belgique cette année, tout aussi apprécié de nos lecteurs.
Même si les 2 artistes ont 10 ans d’écart, tout comme Blanche, Alma plonge cette année dans un grand tourbillon musico-médiatique. Toutes deux sont en train d’apprendre leur métier de musicienne professionnelle et à assimiler les codes de l’industrie musicale.
Dans les bons comme dans les mauvais moments, Alma et Blanche peuvent compter sur leurs proches, leur famille, les membres de leur délégation respective et avec des musiciens expérimentés à leurs côtés pour l’aventure Eurovision et la conception de leur album/EP (Nazim pour Alma, et Pierre Dumoulin pour Blanche). Ils doivent recevoir des conseils et prendre des décisions stratégiques uniquement au côté de ce cercle restreint (on revient donc aux avis des EuroFans qui croient avoir la science infuse sur le Concours de la Chanson de l’Eurovision et savent mieux que quiconque comment marche et évolue l’industrie du disque à l’heure actuelle !).
Alma (tout comme Blanche) connaîtra en 2017 des succès, mais aussi des revers. Comme tout interprète, qui est avant tout (et on l’oublie derrière nos écrans de télévisions, nos smartphones et nos claviers d’ordinateurs) un être humain, doté de sentiments et d’un cœur qui bat au rythme des émotions, qui possède des qualités mais aussi des défauts. On ne peut être parfait, mais on essaye de le devenir, ce qui est impossible. On ne naît pas artiste, un micro devant sa bouche à sa naissance avec des spots de lumière au-dessus de sa tête et des caméras face à son visage, on le devient, à force de longues heures de travail et de sacrifices sur sa vie privée. Bien évidemment que même des pop stars mondiales telles Beyoncé, Lady GaGa, Katy Perry ou Taylor Swift connaissent des périodes de doute et se questionnent sur la poursuite de leur carrière, y compris au firmament de leur succès et en ayant l’attention actuelle des médias, comme aujourd’hui.

De toute façon, quelconque initiative prise par la Délégation française et notre représentante aurait été sujette à critique hâtive. Ce n'est pas en restant sur des acquis que nous réalisons des progrès. Il faut savoir prendre des risques pour atteindre ses objectifs. On ne nous aurait reprochés de n'avoir rien fait, de n'avoir fait que le strict minimum avec la version initiale.
Il faut laisser Alma et la Délégation française travailler en toute sérénité, prendre part activement aux événements en amont du Concours (meeting des previews d’OGAE France, concerts pré Eurovision à Londres, Tel Aviv, Amsterdam et Madrid, séance de media coaching, répétitions,…) et préparer en toute tranquillité la sortie du 1er album d’Alma en mai prochain.
Pour Alma, l’Eurovision, peu importe l’issue finale le 13 Mai au soir, doit lui permettre de s’épanouir artistiquement et professionnellement, et de lui conforter dans la voie/voix prise pour sa carrière.
Quelque soit le résultat final, nous n’avons pas à rougir de la contribution d’Alma. Elle est une représentante talentueuse et rayonnante, qui défend parfaitement à sa manière, en étant elle-même, la France. Nous nous devons de saluer le travail de France 2 depuis 2015, et celui d’Edoardo Grassi depuis l’an dernier.
Nous nous quittons sur 2 citations. L’une, chère à Nathalie André, ancienne Directrice des Divertissements de France 2, de Nelson Mandela : « Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès ». Et la dernière, de notre Chef de Délégation Edoardo Grassi, sur Twitter : « Get a life! ». Car, oui, il y a une vie en dehors de l’Eurovision. Concrètement, pour un artiste, ça ne dure que 3 minutes, qui peuvent changer sa vie à tout jamais. « Mais ce n’est que de la télé ! ». Finalement, cet édito s’achève sur une citation de Cyril Hanouna.

Vous pouvez retrouver sur notre site Internet un article complet sur la version Eurovision de Requiem (vidéo clip, promotion internationale, interview exclusive avec Alma,...)
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© Alma
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