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Interview : ISLANDE 2017 - Cinq minutes avec Svala
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Publié le 01 Mars 17 à 19h00  / Modifié le 01 Mars 2017 à 19h02  Par Mathias
Elle est la favorite des fans, elle a une chanson géniale, et elle ne pouvait pas ne pas faire partie de nos interviews…

Accueillez Svala !
And meet her in English just here!

Salut Svala ! Peux-tu te présenter ?


Je suis née et ai été élevée en Islande. J’ai commencé à écouter de la musique quand j’étais très jeune. Mon père est l’un des chanteurs les plus connus d’Islande depuis la fin des années 1960. Son nom est Bo Halldorsson, et il fait toujours de la musique et des concerts à guichets fermés. Ma première chanson est sortie quand j’avais 9 ans et est devenue un énorme hit. Mon second single est devenu un numéro un de Noël quand je n’avais que 11 ans. J’ai publié de nombreux hits et deux albums solos. J’étais signée chez EMI aux USA pendant 5 ans et mon single The Real Me, que j’ai coécrit, était dans le top 30 du Billboard. J’ai commencé à écrire ma propre musique quand je n’avais que 15 ans, et la musique est toute ma vie. En 2006, j’ai formé mon groupe Steed Lord avec mon mari et ses deux frères. Le groupe a eu beaucoup de succès autour du monde sur la scène dance underground, et pendant 10 ans, nous nous sommes produits et notre musique est passée dans d’innombrables émissions et publicités aux Etats-Unis, et dans quelques films. En 2007, en tant que groupe, nous avons dessiné une collection pour H&M qui a été vendue dans plus de 100 magasins dans 52 pays. Steed Lord écrit, produit et sort sa propre musique, et nous avons notre propre label. Nous réalisons aussi nos propres clips, et l’avons fait pour d’autres artistes, ainsi que des publicités pour des marques. En 2009, le groupe a déménagé à Los Angeles et nous y vivons maintenant depuis 8 ans. En 2015, je suis devenue l’une des juges/coachs de The Voice en Islande, alors j’y retourne quand nous tournons le show. On vient juste de finir la deuxième saison ! En 2012, j’ai aussi sorti ma propre ligne de vêtements, qui s’appelle KALI et qui est vendue en ligne sur lastashop.com, un webshop textile basé à LA qui ne vend que des produits islandais.
Comme je l’ai dit, je suis dans l’industrie musicale depuis longtemps, et la musique et l’art sont ma vie et ma passion. J’adore les chats, et la nature. J’adore être avec ma famille et mes amis proches. Je suis passionnée de cinéma, et mon film préféré est Blade Runner. J’ai des tatouages partout et j’en aurai toujours plus. J’adore lire, principalement de la science-fiction. Je suis mariée à mon âme sœur Einar Egilsson qui est auteur-compositeur, producteur et réalisateur. Nous avons formé notre groupe Blissful l’année dernière et notre single Elevate est sorti en août 2016. Je vis mes rêves et je me sens très privilégiée. Je travaille très dur et rien ne m’a jamais été donné. Mon frère Krummi est aussi auteur-compositeur et chanteur. Ses groupes Minus et Legend ont eu beaucoup de succès autour du monde. Je suis très proche de mon frère et de mes parents. C’est une famille très musicale et créative. Et nous aimons tous les chats. Mes parents en ont quatre, mon frère deux, et j’ai un chat.

Dis-nous tout sur ta candidature pour l’Eurovision ! Ce n’est pas tous les jours que l’on retrouve une star internationale dans une sélection nationale !


Mon mari Einar et moi avons écrit Paper il y a un an à Los Angeles avec Lester Mendez et Lily Elise. Nous avons écrit beaucoup pour notre nouveau groupe Blissful ces deux dernières années et Paper est l’une des chansons issues de ces sessions. C’est une chanson très personnelle pour moi, comme toutes mes chansons. J’écris toujours d’un point de vue très personnel. La chanson parle de gérer le fait d’être dans une relation destructrice, avec toi-même ou avec quelqu’un d’autre. Je me bats avec un trouble sévère de l’anxiété depuis que je suis adolescente et la musique a toujours été mon échappatoire et mon salut. Si je n’avais pas eu ma musique, je ne sais pas où j’en serais, honnêtement. Paper parle de ne pas se courber devant ses peurs et de ne pas abandonner. Il n’y a pas de honte à avoir des difficultés au cours d’une vie et c’est très important d’en parler. Parce qu’ensemble, on peut trouver un moyen d’en ressortir grandi. J’ai écrit la chanson en anglais, comme tout ce que je fais, alors je préfère la version anglaise. L’Islandaise est bien aussi parce que j’aime beaucoup les paroles écrites par Stefán Hilmarsson. Il pousse le concept encore plus loin, et c’est vraiment courageux et important. Paper est plus commerciale et mainstream que le reste de ma musique avec Steed Lord et Blissful. Mes autres groupes font de la musique dance électronique, parfois très expérimentale.

Je regardais beaucoup l’Eurovision quand j’étais enfant, et mon père a beaucoup concouru dans les sélections au début des années 80 et a ensuite représenté l’Islande en 1995 avec sa chanson Núna. Je dois être honnête, je n’ai pas vraiment beaucoup regardé l’Eurovision dans les 10 dernières années. Mais j’ai personnellement l’impression que les chansons qui ont participé à l’Eurovision dans les 10 dernières années sont largement meilleures qu’elles l’étaient dans les années 1990 et au début des années 2000. Je pense que c’est un peu bizarre de concourir en musique parce que chacun a ses goûts personnels et c’est difficile de choisir la meilleure chanson. Mais l’Eurovision, c’est aussi s’amuser et mettre en place un show génial et inoubliable. J’ai participé au Söngvakeppnin en tant que compositrice en 2008, mais je n’ai pas chanté les chansons. J’ai écrit 3 chansons pour la finale de cette année-là et j’ai juste choisi les chanteurs qui les présenteraient. C’est en fait l’idée de mon mari d’envoyer Paper et parce que je me sens si personnellement connectée à la chanson, je ne pouvais pas laisser quelqu’un d’autre la chanter. Je ne ferai cela qu’une seule fois, concourir en tant que chanteuse et auteur-compositeur au Söngvakeppnin, alors je vais juste apprécier et faire de mon mieux. Je pense aussi que c’est une super plate-forme pour que ta musique soit accessible au public, parce que beaucoup de gens regardent l’Eurovision, et je pense que le Söngvakeppnin est une bonne façon de sélectionner une chanson parce que les gens doivent pouvoir participer au choix de la chanson. Cela rassemble tout le monde et je pense que c’est une chose très positive.
Je n’ai aucune idée de pourquoi l’Islande a tellement de mal à atteindre la finale. Peut-être parce qu’il y a tellement d’autres bonnes chansons en compétition, ce qui rend tout plus difficile. J’ai adoré Is It True de Jóhanna Guðrún. C’est une chanteuse exceptionnelle.



Quelles sont tes influences musicales ?


J’écoute beaucoup de r’n’b, de hip-hop, de musique électronique et de bandes-originales de films. J’adore Rihanna, Drake, Future, The Weeknd et Beyoncé. La musique islandaise est géniale aussi, j’aime beaucoup Legend, Aron Can et Ásgeir Trausti et Sigur Rós. Et bien sûr, Björk est une grande inspiration, tout comme Ragga Gísla. J’adore aussi Lykke Li, Robyn et Fever Ray. Empire Of The Sun et Hot Chip et Daft Punk font partie de mes favoris de tous les temps. Ennio Moricone et Jóhann Jóhannsson aussi. Prince, Michael Jackson et Whitney Houston ont aussi été d’énormes inspirations pendant que je grandissais.

L’industrie musicale en Islande est toute petite. Il n’y a que 320 000 habitants, c’est autant qu’un petit quartier de Los Angeles. Mais il y a tellement d’artistes géniaux et talentueux au sein d’une si petite population. Être la fille d’un chanteur aussi célèbre que mon père a souvent été compliqué parce que certains pense que tu n’as du succès que grâce à ton père. Il n’a jamais voulu que je fasse de la musique, et j’ai dû le supplier pour enregistrer quand j’étais enfant. Mes parents voulaient que je me concentre sur mon éducation et la danse classique que j’ai pratiquée pendant 8 ans. Mon père n’a jamais utilisé son carnet d’adresses pour me faire entrer dans l’industrie, il y était même opposé. Mais quand je suis entrée dans l’adolescence, j’ai fait mon propre chemin dans la musique et je suis devenue une chanteuse et auteur/compositeur très célèbre. J’ai eu une chanson numéro 1 en Islande quand j’avais 16 ans avec mon groupe Scope, et je n’ai plus jamais regardé en arrière. Mon père me soutient beaucoup mais il n’a pas de liens avec ma musique ou ma carrière aujourd’hui. Nous avons fait de la musique ensemble au cours de plusieurs projets et c’était génial. Mais il fait son truc, et moi le mien. Je suis très chanceuse d’avoir un père aussi génial, qui me soutient pour tout et me donne aussi de l’espace pour faire ce que j’aime.

Un dernier message que tu aimerais partager ?


J’adore la France, et mon groupe et moi avons eu beaucoup de spectacles à Paris, et nous adorons nos fans français. J’ai aussi beaucoup voyagé en France avec ma famille, et j’ai toujours beaucoup aimé. Cannes, Lyon, Nice… sont de magnifiques villes.

Je déteste la négativité et les haters. Et je déteste vraiment les personnes qui sont désordonnées et ne nettoient pas derrière elles. Les droits des animaux me sont très chers. J’aime beaucoup les animaux et tout ce qui se rapporte à les protéger m’est très important. Mon mari et notre persan Lucy me font sourire. Et Ricky Gervais. J’adore le stand-up.

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Svala, merci beaucoup pour cette interview ! Avec sa chanson Paper (mais avant tout avec la version islandaise de celle-ci), elle fera partie de la seconde demi-finale de Söngvakeppnin ce samedi !
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