Après ces deux victoires
consécutives, personne ne pensait que l'Irlande allait organiser
une deuxième fois de suite la grande Finale.
La décision arriva directement du Gouvernement local : l'Irlande
doit organiser cette finale. Les retombées sur l'économie,
et notamment le tourisme, font de l'Eurovision une vitrine pour l'Irlande.
Les autorités politiques ont donc participé au financement
de l'évènement, conjointement avec la RTÉ.
Pour la première fois, un même pays organisait deux fois de
suite le Concours Eurovision de la Chanson.
L'organisation à la campagne en 1993 ayant mis à jour des
désagréments, liés à la distance des hôtels,
il fût décidé de ramener la grande fête de la
Chanson à Dublin. La nouvelle salle Point Theatre, sur les docks
dublinois, allait être l'arène de la manifestation, le 30
avril.
La règle d'admission au Concours cette année là donnait
la priorité
aux pays classés aux 19 meilleures places en 1993. Suite au forfait
de l'Italie (classée 12e) il y avait 7 places disponibles pour des
nouveaux pays en 1994. C'est le plus grand nombre de nouveaux pays enregistré depuis
1956 : l'Estonie, la Roumanie, la Slovaquie, la Lituanie, la Hongrie, la
Russie et la Pologne rentraient dans le concert européen.
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| Point Theatre |
Pour présenter la soirée la RTÉ fît à nouveau
appel à un couple. Cynthia NÍ MHURCHÚ et Gerry RYAN.
Tous deux professionnels de la radio et télévision, Gerry
posa quelques problèmes car en Irlande il ne s'était pas
caché pour dire qu'il n'aimait pas l'Eurovision.
On ne comprenait pas très bien le choix de la télévision
irlandaise dans ce cas là.
L'émission allait avoir pour thème "La ville capitale".
Le logo représentait les tours d'un château sensé symboliser
la ville.
Pour débuter, un drakkar viking stylisé sur la rivière
Liffey. Avec ce drakkar, les irlandais se souvenaient que ce sont les vikings
qui fondèrent la ville de Dublin.
Ce bateau transportait des mimes avec des masques de figures célèbres
irlandaises. Ces mimes se retrouvaient soudainement sur la scène
de l'Eurovision et après quelques danses laissèrent la place
aux présentateurs.
Le décor représentait aussi une ville lumineuse et dense.
Il
était du à Paula FARELL.
En France, Marie-France Brière, n'avait pas choisi une représentante
d'une communauté régionale. Cette fois elle donnait la parole
à une nouvelle génération d'artistes. Nina MORATO à l'avenir
prometteur pour l'interprétation et Bruno MAMAN qui avait déjà
signé plusieurs succès pour la composition. |